Bonnard. Le Cannet, une évidence

Le Cannet, Musée Bonnard
dal 4 Luglio al 1 Novembre 2020

The exhibition

Ce parcours repensé suit la carrière de Bonnard, de son premier succès l’affiche France-Champagne, en passant par les œuvres réalisées en Normandie aux compositions lumineuses et colorées du Cannet.
La très solaire et innovante lithographie France-Champagne (1891) mais aussi celle de La Revue blanche (1894) lui vaudront le surnom de Nabi très japonard.
Sous l’influence de Gauguin et des estampes ukiyo-e, Bonnard peint des instantanés de vie en simplifiant la forme. Ce sont ces passants de Paris des Grand boulevards, 1893 ou ses paysages parisiens en hiver dans le gris de la ville Palissade aux affiches et les vieux moulins de Montmartre sous la neige (vers 1900), ou Femme aux chapeaux rouges (1899) dont la mise en page évoque les instantanés photographiques.
Bonnard mille fois plus épaté par la frimousse de son neveu observe leurs jeux d’enfants et trace des portraits gais et chaleureux comme le Portrait de Charles Terrasse (1903). De sa rencontre avec Marthe, en 1893 naîtra un type de femme légèrement grandie sur ses jambes, cambrée, fine de taille, coquette et apprêtée Bonnard guette l’imprévu, l’inhabituel comme autant de moyens d’expression de la couleur. De cette volupté naîtra paradoxalement une certaine gravité que l’on découvre par exemple dans Nus se reflétant dans le miroir (vers 1907) qui renvoie l’homme à sa solitude.
Puis sa découverte de la lumière du Midi et du Cannet dans les années 1920 transfigure son regard. Ainsi, entre dessin et composition colorée, Bonnard crée un monde inspiré de son quotidien, métamorphosant les couleurs comme avec Paysage de montagne (vers 1918) ou encore Bord de mer (vers 1932).

Confie encore Bonnard, Paysage soleil couchant (1923) ou Paysage méditerranéen, Le Cannet (1923) le résument bien. Le jeu de masses colorées fait naitre lumières et formes et montre combien sa composition est de plus en plus le fait de la couleur. Ou encore La Petite fenêtre (1946) d’un jaune éblouissant s’ouvre sur cette nature qui lui offre des sensations puissantes et nouvelles. À près de 80 ans, Bonnard continue à apprendre. Il commence seulement à comprendre et voudrait tout recommencer.
Arrive enfin cet arbre magique et symbolique qui faisait face à la fenêtre de sa chambre : L’Amandier, qui confiera Bonnard le force à le peindre à chaque printemps et de s’identifier à lui dans la renaissance de son être.

The catalogue

Ce projet s’attache à mettre en évidence, à travers de nombreux chefs-d’œuvre, la démarche originale de Bonnard et le lien profond qui l’unit à son environnement. Aussi, le musée Bonnard a choisi de présenter ses collections sous l’angle de la Méditerranée, et du Cannet en particulier, où le peintre est venu s’installer au début des années 1920. Il est bouleversé par la lumière de la région qui met à l’épreuve son sens aigu de l’observation et sa sensibilité. Plus d’une vingtaine de prêts complémentaires, issus de collections particulières, enrichissent un parcours volontairement chronologique et thématique, des premières affiches de Bonnard à l’éblouissement de ses tableaux peints au Cannet.
Le présent catalogue a été recomposé à partir de celui publié dans le cadre du 150e anniversaire de la naissance de Bonnard, reformulé avec les nouvelles œuvres présentées. Les textes et notices richement documentés sont signés par Véronique Serrano, conservateur en chef du musée Bonnard.

Le Cannet, Musée Bonnard, juillet - novembre 2020

Sommaire

Bonnard. Le Cannet, une évidence
Véronique Serrano

Rivages méditerranéens
De Saint-Tropez au Cannet
Véronique Serrano

ŒUVRES
Premières litographies
Promenade des nourrices, frise de fiacres
Paris sans fin
Bonnard en Tonton Pierre
Sculptures
Premiers nus
Intimismes & intimités
Nu orange
Intimités, modèles & amies. Marthe et les autres
Vie intérieure
Variations
Impressions méditerranéennes
Paysages du Cannet
La part de l'ombre
Animisme

Bonnard

Le Cannet in the Limelight

  € 30,00  € 28,50